Archives de Catégorie: Paroles libres

« CE QUI COMPTE C’EST LA BEAUTÉ INTÉRIEURE », BULLSHIT!

    IMG_5025

J’avoue, je verse une larme à chaque fois. Cet été, j’ai enfin découvert l’émission « Nouveau look pour une nouvelle vie » et je suis fan, complètement fan du travail de Cristina Cordula. Cette femme fait du bien aux gens, elle change des vies, elle sauve des couples, vraiment.

Oh, ça va ! Je vous entends déjà ricaner devant mon enthousiasme pour un programme d’M6 et sa fameuse présentatrice brésilienne qui ponctue toutes ses phrases d’un « ma chériiiie » et « ma-gni-faaayyykk » tout en baladant les participants d’un show-room aux bars branchés de la capitale en passant chez le coiffeur, l’esthéticienne, le barbier et même le dentiste s’il le faut, tout ça pour révéler au grand jour la beauté cachée de ses protégés. Superficielle ? Vous vous méprenez totalement !

Pourquoi veux-tu changer ton image demande Cristina aux participants? « Je veux que mon mari me regarde à nouveau, je veux retrouver cette étincelle dans ses yeux»« J’aimerais rencontrer quelqu’un, je veux trouver l’amour »« Je veux trouver un nouveau travail »,  « Je voudrais que l’on me regarde comme une femme ».  A-t’elle raison de proposer un relooking pour répondre à ces profondes motivations ? Oui, parce que le corps est le premier témoin de notre personne. Nous ne sommes pas de purs esprits : c’est au travers de mon corps que j’entre en relation avec les autres.

Et vous, vous êtes-vous déjà demandé quelle image vous renvoyez aux autres? Qu’est-ce que vous exprimez par votre style, votre posture, votre démarche, bref, par votre façon d’habiter votre corps ? Est-ce que la manière dont les autres vous perçoivent est conforme à ce que vous êtes réellement ? Est-ce que vous pensez donner l’envie aux autres de vous connaitre?

« L’apparence, ce n’est pas important ! Ce qui compte c’est la beauté intérieure ! ». Bullshit !

J’entends des femmes me dirent : « Je ne veux pas qu’un homme m’aime pour mon physique, je veux qu’il m’aime d’abord pour ce que je suis vraiment! »… C’est tout simplement hallucinant de penser une chose pareille ! Comme si le corps n’était qu’une enveloppe extérieure, une chose différente de nous. Et puis, tout particulièrement dans la relation conjugale, le corps est primordial puisque l’amour est appelé à s’incarner c’est-à-dire à se vivre dans les corps.

Négliger son corps, c’est négliger la relation à l’autre.

Je sais que certaines de mes lectrices penseront « C’est facile à dire pour elle » et que je suis insupportable de parler de beauté, que ça donne des complexes aux autres (remarques que j’ai déjà entendues!). Bullshit à nouveau ! Si je suis fan de Cristina, c’est qu’elle a le don de rendre tous les gens beaux. Et pas besoin de passer à la télé pour ça.

Il faut savoir mettre en valeur son corps en fonction de sa morphologie, de sa personnalité, de son teint de peau pour que les autres nous regarde telle que nous sommes. Les vêtements informes, l’absence de style, de coiffure, de maquillage, de couleurs forment, en réalité, un déguisement derrière lequel se cacher. Sous prétexte de ne pas vouloir paraître pour quelqu’un de superficiel, on empêche les autres de connaître sa véritable identité. Tout comme l’excès inverse (le trop maquillé, trop looké), c’est tout faire pour que les autres restent à la périphérie de son existence par peur de se montrer tel que l’on est, par peur parfois du désir de l’autre car on ne serait pas quoi en faire. Derrière le fait de ne pas être féminine ou de ne pas mettre en valeur sa virilité, il y a souvent une explication…

Tout l’art est donc de se connaitre et de savoir ce qui nous va bien en fonction de ce que nous sommes. La première étape consiste donc à se regarder en face afin d’accueillir le corps qui est le nôtre et de se connaître pour savoir ce que l’on veut dire de nous.

Et ceci n’est pas un problème féminin ! Quand je vois les maris des femmes qui me disent ne plus éprouver de désir pour eux, j’ai envie de crier « Cristinaaaaaaa, au secours, relooke moi cet homme pour que son épouse puisse le désirer ! ». Les femmes sont capables de souffrir pendant des années de ne pas désirer sexuellement celui qu’elles aiment. Elles se sentent coupables parce qu’elles restent accrochées à cette pensée archaïque selon laquelle « Il suffirait d’aimer pour désirer » ! C’est faux, totalement faux ! La vérité que personne n’ose dire, c’est qu’elles ne désirent pas leur mari parce qu’il n’envoient aucun rêve ! Moi, je l’enverrai fissa se faire une petite beauté avec Cristina et l’affaire serait réglée, dans 99% des cas.

La séduction n’est pas un vilain mot. C’est beau et c’est bon quand elle est au service de l’amour. Oui, pour devenir épouse ou mari, il faut savoir « conduire à soi » le regard de l’autre. Se positionner comme une femme ou un homme désirable sexuellement, pas uniquement comme la bonne pote, le bon copain. Oui, pour s’aimer durablement, il faut savoir séduire son mari ou sa femme pour augmenter la flamme grâce aux années qui passent. Mais au-delà de la relation amoureuse, prendre soin de son image change aussi considérablement ses relations de travail et d’amitié.

Maintenant, si c’est difficile de prendre soin de soi, de séduire la personne que l’on aime, de se mettre sous le projecteur d’un autre, c’est qu’il peut exister des blocages et des blessures, des parts d’ombres que l’on ne voudrait pas dévoiler.

Alors voilà, moi je rêve de travailler avec une Cristina Cordula parce que je crois qu’un bon relooking est extrêmement efficace et tout à fait complémentaire aux accompagnements que je propose !

Avis aux Cristina, écrivez-moi via la page contact !

T.

Source : http://theresehargot.com/billet-dhumeur-ce-qui-compte-cest-la-beaute-interieure-bullshit/

2 Commentaires

Classé dans Accueil, Art de vivre, Paroles libres

(Pour une fois) à vos écrans ! 

 

Best Seller de Suzanne Collins, la trilogie Hunger Games nous démontre grâce à son succès qu’elle vaut la peine d’être à nouveau considérée.

En voici un petit synospsis qui pourrait en éclairer ou rafraichir certaines :
Dans un pays liberticide, une jeune femme, Katniss Everdeen est condamnée (« sacrifiée ») à participer aux jeux annuels, les Hunger Games. Tout comme elle, un jeune homme et une jeune femme, âgés de 12 à 18 ans, sont tirés au sort dans chacun des 13 districts qui organisent Panem. Chaque district est spécialisé dans un secteur économique et livre au Capitol, où règne surconsommation, quête de l’éternel jeunesse et jeux télévisés, leur production. Divertissant pour les téléspectateurs, les Hunger Games est une lutte jusqu’a la mort puisque les participant n’ont ni nourriture ni eau et doivent s’entretuer pour survivre; seul un participant sera déclaré vainqueur, le dernier encore vivant. Il sera alors couvert de richesse. Rapidement Katniss s’attire la sympathie du public, de part son humanité et son opposition aux règles; Elle remporte les Hunger Games et devient alors le symbole d’une population opprimée et s’attire l’hostilité du pouvoir.
Critique d’une société régies par l’argent et ode à la révolte, Hunger games est un véritable phénomène de société ; entre chômage et faillite, classes sociales et inégalités, aucun de ces aspects n’est mis de coté par l’auteur. La population en marge et pauvre des districts contraste avec le monde surfait et de paraitre du Capitol. De plus, sa critique politique s’inscrit dans un mouvement de désobéissance civile que l’on peut retrouver actuellement et peut faire écho à une génération qui refuse un monde trop réglementé. Le salut à trois doigt initié par Katniss dans le film (en donc qui est fictif) est par ailleurs devenu un symbole de résistance pacifique en Thaïlande depuis le coup d’état du 22 mai… c’est dire l’impact que le film a pu avoir.
La propagande et la téléréalité sont caricaturées puisque sont mis en avant méthodes, débordements et excès imaginés par l’homme pour transmettre, influencer et se divertir au détriment de certains avec bien entendu de l’argent à la clé.
Katniss interprétée par Jennifer Lawrence a quant à elle l’image de la femme insoumise et rebelle, et déterminée à sauver ceux qu’elle aime.
Et puis finalement, cette histoire n’est pas sans nous rappeler la légende de Thésée. En effet ce dernier se porta volontaire pour mettre fin grâce au fil d’Ariane, à une tradition qu’avaient le Grecs d’envoyer chaque année sept garçons et sept vierges en Crète, dans le labyrinthe de Dédale, où le Minotaure et une mort certaine les attendaient. (source:http://mythologica.fr/grec/thesee01.htm)
C. Mauduit
FDL, votre analyse ?

Poster un commentaire

Classé dans Accueil, Paroles libres

Lire, c’est bien, BIEN lire c’est mieux !

10955768_905499419501918_4781823101585821643_n

Chère Fille de Loup,

Chaque jour, n’essaies-tu pas de faire tienne cette citation de Madame Sévigné ? : « Je veux tous les jours travailler à mon esprit, à mon âme, à mon cœur, à mes sentiments ».

 Je suis sûre que oui. Et donc que tu agrémentes ton quotidien de la lecture de nombreux livres afin de fortifier ta citadelle intérieur et de conquérir ta liberté de penser.

Lire, c’est bien, BIEN lire c’est mieux !

Tu trouveras ci-dessous quelques conseils qui ont pour objectif de te permettre de tirer le meilleur de tes lectures : pour en profiter, mais aussi pour t’en souvenir et mieux les faire partager. Et bien sûr, pour les transmettre aux autres Filles de Loups….

Cette liste n’est pas exhaustive et je compte bien sur toi pour la compléter et partager tes propres astuces.

  1. Lire un crayon à papier à la main.

A moins que tu n’aies emprunté le livre, n’aie pas peur de souligner, annoter, entourer les passages qui te parlent ou qui te choquent. Tu iras encore plus loin avec l’auteur : non contente de lire, tu entreras en dialogue avec lui ! Ta lecture de passive deviendra active et tu personnaliseras tes livres !

  1. Collectionner les citations

Mets en évidence les citations dont tu voudrais te souvenir. A la fin de ta lecture, reporte les sur un carnet. Tu pourras ainsi les relire de temps en temps et ces citations te construiront petit à petit. Tu te rendras même compte que tu finiras par en connaître certaines par cœur.

  1. Annoter les livres

Si tu n’as pas le temps de recopier les citations de chaque livre, tu peux aussi noter les pages qui t’ont intéressées au début de chaque livre. En feuilletant ce livre longtemps après, cela permettra de revenir vers les passages qui t’ont marqués.

  1. Mettre en perspective

Enfin, n’hésite pas, avant ou après avoir lu un livre, à te renseigner sur l’auteur et son œuvres. Bien sûr, en quelques clics tu peux aller voir sur Wikipédia, mais parles-en aussi autour de toi pour récolter les impressions de ceux qui l‘ont aussi lu. Remettre en perspective la lecture, prendre un peu de recul t’aidera à mémoriser et à mieux comprendre les messages de l’auteur et la spécificité de l’ouvrage.

Bonne lecture à toutes !!

NB : Maintenant, je te lance une question ouverte Fille de Loups : quel est le dernier ouvrage qui t’a marqué ? Partage avec nous tes lectures, j’attends ta réponse !

10985941_931103270274866_8713623930528552942_n

2 Commentaires

Classé dans Accueil, Paroles libres

Rien ne doit entraver leur destin de working woman…

BERENICE LEVET

« Les femmes, aujourd’hui, et leurs ministres de tutelle successifs semblent n’avoir qu’une aspiration pour elles, leur parfaite intégration à la vie économique. Toutes se rallient comme un seul homme au triomphe de l’économie. Rien ne doit entraver leur destin de working woman… et elles pressent les politiques de prendre les mesures adéquates. Les femmes se sont fondues dans le moule d’«Homo economicus» avec une docilité tout à fait désolante. Et désormais, est enregistré comme un progrès de l’égalité le fait que les femmes dans les débats politiques usent d’une langue et de manières aussi peu châtiées que celles des hommes. Un tableau d’Edward Hopper, A Room in New York, répond à cette dérive. Il montre une jeune femme posant un doigt sur le clavier d’un piano, à côté d’un mari plongé dans la lecture de son journal. Comme si la femme était «moins prête à préférer le cours de la Bourse aux harmoniques d’un son ou au spectacle du ciel qui change». Comment n’être pas saisi de nostalgie ? »

room-in-new-york

Bérénice Levet, Figaro Vox, 6/03/2015

Poster un commentaire

Classé dans Accueil, Paroles libres

Marcher pour s’en sortir…

L’association SEUIL est une association qui cherche à aider les jeunes en réinsertion en les faisant marcher.

f5e458cbc23cd32992c5b04a043729fa

 

Marcher pour s’en sortir

Comment aider les adolescents à sortir de la délinquance ? « En les transformant en héros, acteurs de leur propre réinsertion », affirme Bernard Ollivier, président de l’association Seuil.

Depuis l’ordonnance de 1945 aux objectifs de solidarité, d’éducation et de protection, qui a fait de la France un modèle en matière de justice des mineurs, les politiques sécuritaires ont gagné du terrain. A chaque poussée de fièvre des jeunes des banlieues, des mesures répressives ont été prises, des murs ont été élevés… Et le constat est amer.

Alors, puisque la méthode du bâton ne fonctionne pas, pourquoi ne pas prendre le pari de l’intelligence, de l’ouverture, de l’avenir ? Prouver le mouvement en marchant. A la suite de l’association belge Oikoten, Seuil innove résolument dans le domaine difficile, douloureux de l’adolescence marginale en proposant, individuellement à des mineurs en grande difficulté, des marches qui se déroulent sur 2.000 kms dans un pays étranger, en toutes saisons. Accompagné d’un adulte, chaque jeune se trouve alors devant un vrai défi à relever.

Des spécialistes de l’adolescence mais aussi des acteurs – éducateurs, psychologues, et adolescents ayant accompli une marche – analysent cette méthode exigeante et témoignent de cette aventure humaine.

Après tout, plutôt que la prison, est-ce que la marche pourrait marcher pour les jeunes en difficulté ? 

Plus d’informations ici : http://www.assoseuil.org/marcher.html

Poster un commentaire

Classé dans Accueil, Paroles libres

« Le courage de nos décisions se veut le moteur de nos actions »

 

Transmis par Marsouin 

Poster un commentaire

Classé dans Accueil, Culture des Cîmes, Paroles libres

Pour la nouvelle année !

10615578_926610927356446_8588697625837275051_n

 

Pour la nouvelle année. – Je vis encore, je pense encore : il faut encore que je vive, car il faut encore que je pense. Sum, ergo cogito : cogito, ergo sum. Aujourd’hui chacun se permet d’exprimer son désir et sa pensée la plus chère : et, moi aussi, je vais dire ce qu’aujourd’hui je souhaite de moi-même et quelle est la pensée que, cette année, j’ai prise à cœur la première – quelle est la pensée qui devra être dorénavant pour moi la raison, la garantie et la douceur de vivre ! Je veux apprendre toujours davantage à considérer comme la beauté ce qu’il y a de nécessaire dans les choses : – c’est ainsi que je serai de ceux qui rendent belles les choses. Amor fati :que cela soit dorénavant mon amour. Je ne veux pas entrer en guerre contre la laideur. Je ne veux pas accuser, je ne veux même pas accuser les accusateurs. Détourner mon regard, que ce soit là ma seule négation ! Et, somme toute, pour voir grand : je veux, quelle que soit la circonstance, n’être une fois qu’affirmateur !

Nietzsche, Le gai savoir, §276

 

Transmis par Colibri

Poster un commentaire

Classé dans Accueil, Paroles libres

« Have you ever dreamed a night like this »

 

Merci à toutes pour l’organisation !

 

1 commentaire

Classé dans Accueil, Nouvelles de Louves, Paroles libres

La Crise du Monde Moderne

Renée Guénon

« Un des caractères particuliers du monde moderne, c’est la scission qu’on y remarque entre l’Orient et l’Occident.
Il peut y avoir une sorte d’équivalence entre des civilisations de formes très différentes, dès lors qu’elles reposent toutes sur les mêmes principes fondamentaux, dont elles représentent seulement des applications conditionnées par des circonstances variées.Tel est le cas de toutes les civilisations que nous pouvons appeler normales, ou encore traditionnelles ; il n’y a entre elles aucune opposition essentielle, et les divergences, s’il en existe, ne sont qu’extérieures et superficielles. Par contre, une civilisation qui ne reconnaît aucun principe supérieur, qui n’est même fondée en réalité que sur une négation des principes, est par là même dépourvue de tout moyen d’entente avec les autres, car cette entente, pour être vraiment profonde et efficace, ne peut s’établir que par en haut, c’est-à-dire précisément par ce qui manque à cette civilisation anormale et déviée.

Dans l’état présent du monde, nous avons donc, d’un côté, toutes les civilisations qui sont demeurées fidèles à l’esprit traditionnel, et qui sont les civilisations orientales, et, de l’autre, une civilisation proprement antitraditionnelle, qui est la civilisation occidentale moderne. »

René Guénon, La crise du Monde, 1927
Transmis par Chamois

Poster un commentaire

Classé dans Accueil, Paroles libres

Grâce à vous, je n’ai pas peur.

Très jolie texte d’une ancienne Fille de Loups qui souhaite rester anonyme !

Collections Bibliotheque Municipale de Rouen.  Photo : Th. Ascencio-Parvy

Merci à la Rose des Vents de m’avoir permis de devenir qui je suis,

D’être devenue cette femme à la fois féminine et courageuse.

Merci de m’avoir appris à dépasser mes limites,

De m’avoir forcé à sortir de mon confort quotidien.

 

Grâce à vous, je n’ai pas peur.

J’ai appris à souffrir longtemps sans me plaindre,

à dormir dans le froid, à écouter la forêt.

 

Je sais maintenant qu’avec de la volonté, tout est possible.

Que ce n’est pas parce quelque chose n’a jamais été fait, que je ne peux pas le faire.

Qu’il faut chercher le chemin de l’excellence avec fierté,

Que je peux être différente,

Que je peux être forte et femme,

Douce et volontaire.

 

Vous m’avez ouvert la plupart des portes de ma vie d’aujourd’hui.

Et je vous remercie.

Anonyme

1 commentaire

Classé dans Accueil, Nouvelles de Louves, Paroles libres