Archives mensuelles : mars 2015

« La jeunesse ne doit jamais être assise »

 

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C’est le printemps !

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mars 29, 2015 · 7:00

Les Gaulois au delà du mythe

Statue de Vercingétorix

http://www.arte.tv/arte_vp/index.php?json_url=http%3A%2F%2Farte.tv%2Fpapi%2Ftvguide%2Fvideos%2Fstream%2Fplayer%2FF%2F047580-000_EXTRAIT-F%2FALL%2FALL.json&lang=fr_FR&config=arte_tvguide&share=1

 

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Miranda 1878

L’âme aristocratique

L’homme antique pensait que l’âme n’est pas donnée. Elle s’acquiert par l’exercice des vertus. Il plaçait en premier des vertus la force du caractère et la capacité d’avoir en soi-même quelque chose qui mérite notre propre respect : une noblesse intime. Disons, cette chose mystérieuse, inatteignable, indestructible : l’aristocratisme.

C’est ce qui se guide sur une certaine idée de la qualité dans l’homme. Ce qui célèbre la santé, la beauté, la puissance, l’énergie, la volonté, le pouvoir de se construire soi-même, de passer avec la vie un pacte de non-agression et avec le monde un pacte de maîtrise.

 Louis Pauwels

 

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Classe 78

robert-doisneau-paris-1936

« Quand j’étais petit je n’étais pas grand. Avec les copains, nous jouions dehors toutes les fois que c’était possible. Dès avril, les culottes courtes étaient de rigueur et les genoux s’ornaient de belles plaques rouges artistement badigeonnées sur des écorchures d’anthologie par des mamans attentionnées. Normal, nous courions comme des dératés. Nous jouions aux cow-boys et aux Indiens, à Thibaud ou les croisades ou à la petite guerre sur tous les thèmes. Mais ça courait dans tous les cas.
Nous grimpions dans les arbres. Nous nous battions à l’occasion, d’homme à homme, entourés d’un cercle de témoins. Les billes en terre coûtaient un centime pièce. Les malabars se partageaient en quatre et les autos étaient à pédales. Ma famille n’avait pas de télévision et les kangourous n’avaient pas d’arêtes, mais j’ai quand même vu Zorro et Kit Carson et surtout Saturnin le canard et La
Maison de Toutou (nos vieilles voisines étaient tellement gentilles et les tartines pain- beurre-confiture-de-fraise tellement bonnes, j’ai souvent une pensée pour elles).
Les filles restaient d’étranges créatures qui jouaient à la dînette. L’école était publique mais pas mixte. Nous y allions à pied, seuls ou en groupes bruyants. Nos instituteurs étaient des demi-dieux omniscients qui n’hésitaient pas à sortir la règle ou à ouvrir la boîte à torgnoles pour nous remettre les idées en place. Nous apprenions l’histoire avec les planches pédagogiques Vidal-Lablache. Les Gaulois n’avaient pas grand chose à part un trou pour laisser passer la fumée et les seigneurs du moyen âge piétinaient les récoltes (ma première incursion dans le scepticisme historique et j’en suis très fier).
Les fables venaient de chez La Fontaine et les dictées de chez Alphonse Daudet. Une faute, un point. Il y avait encore des baignoires qui partaient à l’heure et des trains qui fuyaient devant des cyclistes dégonflés, et il était interdit de compter sur ses doigts. Tout ça rédigé au porte-plume à l’encre violette.
Il y avait aussi des ardoises et d’horribles crayons grinçants à vous déchausser les molaires. Avec dix bons-points on avait une image. L’instruction civique s’appelait cours de morale, il fallait céder sa place aux vieilles dames et aider les aveugles à traverser. Il y avait des notes et un classement (je ne dirai pas quelle était ma place habituelle par simple pudeur).
Nous lisions des livres de la bibliothèque de la classe, des histoires d’aventures en Afrique ou dans la pampa, de chevaliers héroïques ou de corsaires fougueux. Collection verte pour les garçons et rose pour les filles, il y avait aussi des Rouge et Or, mais sans la jaquette, j’y ai découvert Garneray, Vercel et Jack London, merci l’Instruction Publique. Chez moi, les bandes dessinées étaient interdites sauf pendant les vacances, avec une dérogation pour Tintin, Astérix et L’homme qui tire plus vite que son ombre (le reste : «c’est plein de fautes d’orthographe !»).
À la kermesse de fin d’année à l’école il y avait deux buvettes (ça biberonnait ferme au gros plant je ne dis que ça) et un stand de tir à la bosquette, et la semaine suivante une hécatombe de poissons rouges intoxiqués par l’ozone municipal. Nous avons tous survécu.
Nous habitions une ZUP. En 1968 notre immeuble ressemblait à un premier mai sur la Place Rouge, mais tout le monde partait faire bronzette sur les plages franquistes. Mon père préférait le camping sauvage du côté de Narbonne-Plage. L’esprit de contradiction, ça
s’apprend jeune et c’est de famille, c’est comme ça, merci papa et maman. Dans le fond, je m’en suis sorti à temps. Ça m’a épargné le casque obligatoire pour faire du patin à roulettes, les pompiers au moindre bobo dans la cour de récré, les maths modernes, la notation sur cinq lettres et la méthode globale, les cours de repentance et de recyclage, le référant bondissant et les géniteurs d’apprenants, et la visite scolaire de l’expo sur les cultures du monde à la médiathèque municipale.
C’était mieux avant ? Je ne suis pas convaincu, mais là, j’évoque, c’est tout… non, non, juste j’évoque …. »

Marc Vidal
Libraire – Les oies sauvages

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Pierre-Joubert-vers-1946

« Pour les Hommes d’aujourd’hui la gloire n’est plus depuis longtemps que quelque chose de très douteux, un acquis jeté et distribué ici et là par les journaux et la radio – presque le contraire de l’être »

Martin Heidegger, Introduction à la métaphysique (Einführung in die Metaphysik), 1935.
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Pour les gourmandes !

Chocolat made in France ! 

le-chocolat-des-francais

Après tous les bons conseils des précédents articles, voilà qui nous aidera peut être à prendre de bonnes habitudes, en alliant « le Bon et le Beau » made in France!

www.lechocolatdesfrancais.fr

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Aspirons donc à devenir un Eric

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« Le Prince Eric n’est pas un mythe, même fraternel, mais la cristallisation d’un ensemble d’aspirations qui sont le fait de la plupart des adolescents. Ils sont religieux quoiqu’ils ne prient guère, ils croient à l’honneur, à l’amour, à l’amitié, à l’effort, à la fidélité à la parole donnée. Ils ne rejettent pas leur famille, ils vénèrent leur patrie. L’enfant qui ne rêve pas d’actions héroïques et de don de soi ne deviendra jamais l’homme et la femme que l’on voudrait suivre et imiter, même s’ils ne sont pas des saints. »
Serge Dalens
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N’oublions pas toutes ces petites mains !

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