Archives mensuelles : octobre 2014

Citation du Jour

Les étoiles de Compostelle

 

« Rien de bien ne se fait couché ou assis ! […] Seul, l’homme debout fait du bon travail, et c’est quand il marche qu’il pense droit ! Garde-toi de ne rien faire le cul sur une chaise ou sur un lit, sinon de manger, dormir ou reposer ! Si tu veux comprendre, débattre sainement, imaginer, organiser ta pensée, concevoir et décider : Marche ! marche, tu verras ! »

Henri Vincenot, Les Etoiles de Compostelle

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Accueil, Citation du jour

Tourte Automnale

L’automne est arrivée, et l’hiver ne va tarder à pointer le bout de sont nez… Alors en cas de grand froid ou simplement de grande faim, Filles de Loups vous propose cette recette de Tourte Automnal.

Pensez à nous faire parvenir une image des résultats de vos talents de cuisinières !

FDL, à vos fourneaux !

Tourte Automnale

Merci encore à Colibri pour cette aquarelle ! Vous l’aurez constaté, celle-ci tente de faire ouvrir une rubrique Recettes chez FDL. Pour celles qui en seraient friandes, je vous invite à m’envoyer vos secrets de cuisine !

1 commentaire

Classé dans Accueil, Art de vivre, Paroles libres

prendre-soin-corps-citation-rohn-pinupbio

2 Commentaires

octobre 28, 2014 · 7:00

« Le pouvoir de l’ignorance volontaire est démesuré »

Voici une vidéo de moins de 6 minutes qui avertit les consommateurs sur la façon dont ils sont manipulé quotidiennement. Si vous, FDL, ne voulez pas en faire partie, je vous conseille de la regarder !

En ce qui concerne les alternatives, un prochain article est en cours. En attendant, ne paniquez pas !

Poster un commentaire

octobre 26, 2014 · 7:00

Citation du jour

10659401_754955281206342_6118317173902786304_n

Transmis par un Loup

Poster un commentaire

Classé dans Accueil, Citation du jour

Les amnésiques

histoire

« […] Enfin, en dehors même des questions d’éducation où son rôle devrait être capital, où elle devrait même servir de cadre à tout enseignement, il y a un profit général de l’Histoire. Loin de nous cet idée d’un éternel recommencement, et même de comparaisons forcément factices, subjectives et arbitraires entre telle époque et telle autre ; plus loin encore l’idée que l’Histoire puisse apporter une solution aux problèmes du jour : si l’on peut tirer une conclusion de l’étude de l’Histoire, c’est au contraire que la solution de la veille n’est jamais celle du jour.

[…] L’histoire ne fournit pas de solution, mais elle permet – et permet seule – de poser correctement les problèmes. Or chacun sait qu’un problème correctement posé est déjà à demi résolu. Elle est seule à le permettre parce que seule elle autorise l’inventaire d’une situation donnée ; seule elle fournit les éléments d’où résulte cette situation. Pas de connaissance véritable sans recours à l’Histoire. Et c’est vrai partout où l’homme, la vie de l’homme sont en cause. Un corps vivant, on ne le connaît que par son histoire. En négligeant la formation du sens historique, en oubliant que l’Histoire est la mémoire des peuples, l’enseignement forme des amnésiques. On reproche parfois de nos jours aux écoles, aux universités, de former des irresponsables, en privilégiant l’intellect au détriments de la sensibilité et du caractère. Mais il est grave aussi de faire des amnésiques. Pas plus que l’irresponsable, l’amnésique n’est une personne à part entière ; ni l’un ni l’autre ne jouissent de ce plein exercice de leurs facultés qui seul permet à l’homme, sans danger pour lui-même et pour ses semblables, une vrai liberté. »

 

Régine PERNOUD, « Pour en finir avec le Moyen-Age » 1977

Transmis par Mésange 

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

Savoir-vivre VI

1896762_778424462171183_341899659_n

 

 

Les règles générales de la présentation

La personne qui mérite le plus de respect aura son identité déclinée en dernier et la personne la moins importante sera présentée en premier. (Ainsi la plus importante connaîtra les noms des personnes présentes avant d’être elle-même présentée.) Celui qui présente connaît les personnes en présence et évalue en quelque sorte leur place.

Ce principe admet cependant quelques exceptions : ainsi un homme est généralement présenté à une femme, mais si l’homme est âgé et la femme une jeune fille, la priorité sera inversée. Quand il s’agit de présenter un couple à un autre couple, les mêmes règles jouent, en tenant compte de chacune des deux personnalités : les plus jeunes sont présentés aux plus âgés, les moins importants aux plus importants.

La formule de présentation doit être simple : on énonce distinctement le nom de la personne présentée, au besoin en apportant quelques précisions qui permettent de mieux la situer : « Puis-je vous présenter Monsieur X, qui est expert en assurances. » Puis on décline le nom de la personne à qui l’on présente : « Maître des Pins, qui est depuis toujours notre notaire. »

D’autres formules sont possibles, comme : « Je ne sais pas si vous connaissez Marc Granger, permettez-moi de vous le présenter ». Lorsqu’il s’agit d’un couple, on présente l’homme, puis la femme. « Monsieur et Madame Dupont ». Les présentations peuvent se faire encore plus simplement, en particulier dans les relations professionnelles.

Poster un commentaire

Classé dans Accueil, Art de vivre

Les Yeux en face des trous

Je viens de faire une découverte, les filles. Les anciens m’en avaient parlé, mais comme d’habitude, je mets toujours un peu de temps avant de m’intéresser à ce qu’ils me disent. Intérieurement, (même moi, j’avoue !) je me dis que ce qu’ils me conseillent sera sûrement daté, que les thèmes abordés ne me concernent pas, et surtout que j’ai beaucoup mieux à lire. Et bien là non, j’avais tout faux.

 

Lièvre m’en avait parlé. Marmotte avait rajouté une couche (je me suis dit que j’avais déjà entendu ce nom quelque part) et depuis que nous allions régulièrement à Breuillotte, terre bourguignonne, mon père s’y était mis aussi. Mais de quoi donc parlaient-ils tous ?

Et bien… de lui :

Henri Vincenot

Ce vieillard, qui a fière allure, c’est Henri Vincenot.

 

Henri Vincenot est née à Dijon en 1912. Descendant d’une lignée d’une part rurale et artisanale, de l’autre cheminote, il a été fortement marqué par l’éducation que lui donna son grand-père maternel qui fut bourrelier, chasseur, apiculteur, bucheron… Henri Vincenot fut initié très tôt au plaisir de la nature bourguignonne et acquit un tempérament solitaire et serein, amoureux de la vie sauvage et amateurs de randonnée en liberté. Rien d’étonnant à ce que ce jeune étudiant d’HEC, à Paris dans les années 30, souffre de son « incarcération urbaine » et se languisse de sa province. Il sera alors, durant vingt ans, animateur de la Vie du Rail, ainsi que peintre, compositeur et écrivain. Il est l’auteur de La Billebaude, Le Pape des escargots, Les Etoiles de Compostelle… œuvres où transparait son goût prononcé pour le terroir et la vie simple. Il décède en 1985 et est enterré avec sa famille sous une croix celtique en Bourgogne.

Le livre dont je vous parle a pour titre Les Yeux en face des trous et pour sous-titre Amours et aventures d’un anarchiste contemporain. Je suis tombée amoureuse de sa plume, de son énergie et même de ses sarcasmes.

Au fil des pages, il maudit l’industrialisation, pourfende le prétendu progrès et ses acteurs, les ingénieurs.

 

Voici quelques passages qui m’ont particulièrement marqués :

Conversation entre Jefkins (protagoniste) et un ingénieur pétrolier :

 

« – Allons, allons, détendez vous, ne voyez pas la mauvaise foi chez tous les ingénieurs.

Certains cherchent très sincèrement le bonheur de l’humanité.

– Mais l’humanité n’a pas besoin qu’on cherche son bonheur et les ingénieurs sont incapables de le trouver. La haute rigidité de leur intelligence, la froideur de leur documentation et l’orientation exclusive de leur curiosité les empêchent d’y parvenir. Les plus sincères sont les plus dangereux. Le savant ne pense plus à l’homme, mais à la science. Les pires pensent à l’argent. Ils inventeraient la machine à tuer leur mère si ça devait satisfaire leur esprit ou augmenter leur compte en banque. » (…)

 

(L’ingénieur fait un tour de la maison et remarque les sculptures qui orne une étagère)

 

Il hochait la tête :

 

« Evidemment… un artiste ne peut pas avoir les mêmes opinions que tout le monde ! »

J’ai hurlé : « Mais tout le monde « était » artiste. C’est votre progrès qui en a fait des ilotes surmenés ! Il suffit de les laisser vivre pas pressés et légèrement oisifs, pour qu’ils redeviennent des gratteurs de cailloux, des bosseleurs de métal, des repousseurs de cuir, des chevaliers de canifs, des zélateurs du graffito. Livré vraiment à lui-même, dégagé de toute spéculation mathématique, de toute combinaison bancaire et de la hantise de l’emploi du temps, l’homme a vite fait de transformer ses murs en bas-reliefs, ses poutres en mâts totémiques, ses outils les plus familiers en œuvre d’art, sa modeste chaise en trône, et toute sa maison en une sorte de palais unique au monde. »

 

9782253155393FS

Je conseille la lecture de ce roman mordant d’urgence, je vous assure que vous passerez un bon moment !

 

Amitiés,

Hermine

1 commentaire

Classé dans Accueil, Paroles libres

Un dernier goût d’été avant que l’Hiver n’arrive …

 

 

Cote d'azur 1

Cote d'azur 2

Cote d'azur 3

Cote d'azur 4

Cote d'azur 5

 

 

Merci Mésange de nous rappeler grâce à ces images qu’il y a encore de beaux paysages et endroits sauvages que la côte d’azur. Nous sommes bien loin des yacht et des paillettes !

Poster un commentaire

Classé dans Accueil, Nouvelles de Louves

Sur la photographie ….

photo

LA PHOTOGRAPHIE

« Cette genèse automatique à bouleversé radicalement la psychologie de l’image. L’objectivité de la photographie lui confère une puissance de crédibilité absente de toute œuvre pictural. Quelles que soit les objections de notre esprit critique nous sommes obligés de croire à l’existence de l’objet représenté, effectivement re-présenté, c’est-à-dire rendu présent dans le temps et dans l’espace. La photographie bénéficie d’un transfert de réalité de la reproduction. Le dessin le plus fidèle peut nous donner plus de renseignements sur le modèle, il ne possédera jamais, en dépit de notre esprit critique, le pouvoir irrationnel de la photographie qui emporte notre croyance.

Aussi la peinture n’est-elle plus du même coup qu’une technique inférieure de la ressemblance, un ersatz des procédés de reproduction. L’objectif seul nous donne de l’objet une image capable de « défouler », du fond de notre inconscient, ce besoin de substituer à l’objet mieux qu’un décalque approximatif : cet objet lui-même, mais libéré des contingences temporelles. D’où le charme des photographies d’albums. Ces ombres grises ou sépia, fantomatiques, presque illisibles, ce ne sont plus les traditionnels portraits de famille ; c’est la présence troublante de vies arrêtées dans leur durée, libérées de leur destin, non par les prestiges de l’art, mais par la vertu d’une mécanique impassible ; car la photographie ne crée pas, comme l’art, de l’éternité, elle embaume le temps, elle le soustrait seulement à sa propre corruption. »

André BAZIN, « Qu’est-ce que le cinéma ? Editions du Cerf, 1958

Transmis par Mésange

1 commentaire

Classé dans Uncategorized