Archives mensuelles : février 2014

Améliorer et diversifier son vocabulaire, c’est possible !

FDL DICO

Je n’étonnerai personne en insistant sur l’importance de pouvoir s’exprimer correctement et surtout de la façon la plus précise possible. Beaucoup de quiproquos ou de mésententes pourraient être évités si nous faisions plus attention à la façon dont nous nous exprimions.

Ne pas parvenir à se faire comprendre entraîne frustration et violence. Cela conduit aussi un appauvrissement de notre regard sur le monde. Plus notre vocabulaire est riche, plus nous sommes capables de nuancer nos propos, de nous attacher aux détails, de varier notre argumentation et de développer notre imagination.

Le problème, c’est que nous avons tendance à réduire considérablement notre vocabulaire. Des études ont montré que De Gaulle utilisait environ 4000 mots dans ces discours alors que Nicolas Sarkozy ne dépassaient pas les 400 mots.

Pour ne pas tomber dans cette dérive, voici quelques conseils :

–       Impérativement, procurez-vous un petit carnet. (On pourrait avoir des petits carnets pour tout, mais j’insiste, celui sur le vocabulaire, ça doit être le number one). Il vous permettra de répertorier tout le nouveau vocabulaire qui vient à vous. Il s’agit de le remplir aussi souvent que possible. Mais ne vous en faîtes pas, c’est une habitude à prendre. Il vous permet de faire une liste progressive des mots que vous ne connaissez pas et d’aller vérifier leur sens quand vous avez un peu de temps. Il serait un peu ambitieux de vous conseiller d’aller vérifier le sens d’un mot tout de suite. Vous ne pouvez pas faire cela tout le temps. Attention à la vérification immédiate sur les téléphones portables : si c’est très utile, votre mémoire retient beaucoup moins bien !

–       Au cours d’une conversation, n’hésitez pas à interrompre une personne qui utilise un mot qui vous est inconnu. Non seulement vous montrez que vous n’êtes pas indifférente à la conversation, mais vous en sortez deux fois moins bête.

–       Dès que vous lisez, entourez les mots que vous ne comprenez pas. Pas besoin de vérifier leur sens tout de suite, (le plaisir de la lecture en souffrirait), mais répertoriez ces mots dans votre carnet une fois le livre terminé. Vous pourrez aller vérifier le sens de ces mots lors d’un moment libre.

–       Forcez vous à remplacer les mots que vous utilisez souvent par des variantes. Quelques exemples : les gens ne sont pas tous c***, ils sont stupides, simplets, étourdis, …. Evitez les « c’est canon » à tout va, essayez d’être plus précise… « c’est imposant », « c’est majestueux », « jupitérien »….

–       Ouvrez un dictionnaire des synonymes de temps en temps. Très pratique en dissertation !

–       N’hésitez pas à parcourir votre carnet de temps en temps. Vous remarquerez même que vous aurez écrit certains mots deux fois. A l’inverse, vous vous rendrez compte que d’autres ne vous sembleront plus inconnus.

Et n’oubliez pas :

Mal nommer les choses, c’est ajouter au Malheur du monde” Albert Camus

Une idée, un conseil ? N’hésitez pas à les poster sur FDL !

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Classé dans Accueil, Paroles libres

Je crois qu’Hirondelle est un peu nostalgique de son dernier week-end passé en forêt de Brocéliande …

FDL - Brocéliande

ALLEZ DIRE A LA VILLE 

Terre dure de dunes et de pluies
c'est ici que je loge
cherchez, vous ne me trouverez pas
c'est ici, c'est ici que les lézards
réinventent les menhirs
c'est ici que je m'invente
j'ai l'âge des légendes
j'ai deux mille ans
vous ne pouvez pas me connaître
je demeure dans la voix des bardes
ô rebelles, mes frères
dans les mares les méduses assassinent les algues
on ne s'invente jamais qu'au fond des querelles

Allez dire à la ville
que je ne reviendrai pas
dans mes racines je demeure
Allez dire à la ville qu'à Raguénuès et Kersidan
la mer conteste la rive
que les chardons accrochent la chair des enfants
que l'auroch bleu des marées
défonce le front des brandes

Allez dire à la ville
que c'est ici que je perdure
roulé aux temps anciens
des misaines et des haubans
Allez dire à la ville
que je ne reviendrai pas

Poètes et forbans ont même masure
les chaumes sont pleins de trésors et de rats
on ne reçoit ici que ceux qui sont en règle avec leur âme
sans l'être avec la loi
les amis des grands vents
et les oiseaux perdus
Allez dire la ville
que je ne reviendrai pas

Terre dure de dunes et de pluies
pierres levées sur l'épiphanie des maïs
chemins tordus comme des croix
Cornouaille
tous les chemins vont à la mer
entre les songes des tamaris
les paradis gisent au large
Aven
Eden
ria des passeraux
on met le cap sur la lampe des auberges
les soirs sont bleus sur les ardoises de Kerdruc
O pays du sel et du lait
Allez dire à la ville
Que c'en est fini
je ne reviendrai pas
Le Verbe s'est fait voile et varech
bruyère et chapelle
rivage des Gaëls
en toi, je demeure.

Allez dire à la ville
Je ne reviendrai pas.

XAVIER GRALL

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Classé dans Accueil, Culture des Cîmes, Uncategorized

Isolement, quand tu nous tue…

FDL - Solitude

« La société moderne, sous l’impulsion de la technocratie fanatique, entreprend l’isolement de chacun, claustré dans son appartement, dans son automobile ou son bureau, à l’image du cosmonaute dans sa cabine spatiale ou du prisonnier dans sa cellule ultra moderne, surveillé comme eux par une police préventive. Isolement qui exclue la solitude : dans le  » sable humain  » de la modernité, chaque grain se sent seul, mais sent aussi l’accablante multitude des autres. Des autres isolés, des autres isolements en somme, agglutinés par l’architecture, par le travail. Plus de communauté ni de solitude véritable, on a perdu beaucoup à la fois. Les drames avortés faits d’indifférence, d’incompréhension, voire d’agressivité : l’homme moderne ne reconnaît plus que sa solitude. Il se réfugie à la hâte dans sa niche ouatée où sa mauvaise conscience, le sentiment trouble du vide de son existence, le remords du temps gâché, la crainte d’un avenir ressemblant, le besoin d’oubli, la lassitude, l’ennui enfin le soumettent à l’invincible chantage de la consommation. »  F. GEORGE

 

Transmis par Colibri

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février 17, 2014 · 7:00

FDL - courrier

FDL rappelle qu’il est un site communautaire ! Il permet de tisser des liens alors que nous sommes séparées. N’hésitez pas à nous envoyer vos bons plans, vos lectures, vos bonnes adresses, et vos coups de coeur… !

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Voilà une belle publicité !

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février 15, 2014 · 7:00

Bonnes adresses : parlons de gaufres !

FDL- Avant comptoir

Malgré la simplicité de ses ingrédients, elle peut être à la fois craquante et crémeuse, dorée et lactescente, ferme et aérienne… Comment peut-on ne pas céder au charme modeste d’une gaufre réussie ?

Certes, l’on n’en attend pas forcément de grands frissons, mais surtout une prestation honnête et bon enfant. Car la gaufre, c’est avant tout un plaisir de rue, chaud, fait à la minute…

Pourtant, si sa cousine la crêpe connaît un franc succès, la gaufre est la grande absente des restaurants et des bistrots parisiens (avez-vous déjà vu une « gaufrerie » ?).

Les rares fois où nous croisons en région parisienne cette douceur à la forme singulière, ce sont dans ces petits stands forains où la pâte est issue de poudres chimiques. C’est bien dommage, car la gaufre est loin d’être difficile à préparer !

Toutefois, à défaut de gaufrier ou de patience, voici une petite adresse où vous pourrez savourer une gaufre traditionnelle (et même deux*) réalisée dans les règles de l’art.

A l’Avant-Comptoir, situé à deux pas de l’Odéon vous pourrez, pour moins de 3€ (2,80€, précisément), déguster un duo de gaufres légères, croustillantes et raisonnablement sucrées… Avec, en prime, le plaisir de voir s’envoler le sucre glace au premier coup de dent !

FDL AVANT COMPTOIR

* Les gaufres sont vendues, d’office par deux. 

à L’Avant-Comptoir, 3, carrefour de l’Odéon, VIe.

Ouvert de 9h à 1h du matin.

 

 

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Classé dans Accueil, Art de vivre

 

 

pt2508

« Malheur à qui n’a plus rien à désirer. Il perd pour ainsi dire tout ce qu’il possède. On jouit moins de ce qu’on obtient que ce qu’on espère et l’on est heureux avant d’être heureux. » Rousseau dans La Nouvelle Héloïse

 

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février 7, 2014 · 4:05

Une FDL le restera toujours !

 

Photo Roumanie FDL

C’est en Roumanie que deux petites louves ont décidé de partir découvrir l’est de l’Europe.  Une semaine dans une cabane au fond des Carpates à moins de dix kilomètres de la frontière ukrainienne pour aller se ressourcer et oublier la violence du quotidien parisien. Au programme : randonnée, photographie et contemplation, réveil matinal pour aller observer le levée du jour sur le plateau à 1500m d’altitude, observer les traces d’ours toutes fraîches dans la neige et être finalement soulagées de ne pas les avoir croisés, se doucher avec l’eau récupérée difficilement soi-même au fond d’un puit, et de longues conversations au coin du poêle pendant que la neige recouvre avec bienveillance le sol gelé en savourant simplement le fait d’être loin du fracas du monde moderne.

C’était aussi essayer de comprendre la culture locale, faire des grimaces en goûtant l’alcool du coin et le fromage frais, s’essayer au roumain, admirer les églises orthodoxes et les portails de bois…

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Enfin bref, une expérience intense placée sous le signe de la rose des vents et le goût du dépassement de soi. Merci au Clan du Loup ! Une Fille de Loups le restera toujours !  N’hésitez pas à faire partager vos moments forts, même loin du Clan !

Alors, chère Fille de Loups, sache que si ton quotidien te semble ordinaire, triste et morose, ne perd pas ton temps à en blâmer la fatalité, le siècle ou mêmes les gens qui le traversent. Ne te lamente pas sur le mauvais temps. Rappelle toi plutôt qu’au fond d’un placard il y a toujours une paire de chaussures et un sac à dos.

* crédit photo : Faon

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Classé dans Accueil, Nouvelles de Louves

« But I’ve got high hopes »

High Hopes – Pink Floyd

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février 4, 2014 · 7:50

Balzac

« Les qualités du coeur sont aussi indépendantes de celles de l’esprit que les facultés du génie le sont des noblesses de l’âme » Balzac

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février 3, 2014 · 7:00